Triatlhon de St Jean de Luz 2012

Mon premier half iron man

Marion Marmorat

Samedi matin : réveil 5h ! La nuit a été courte et agitée, l’envie de vite en découdre se mélangeant aux doutes et mille questions angoissantes…

Papa s’élancera en premier à 7h : petit dej’, rangement de l’appart’, derniers préparatifs et direction le parc à vélo puis la plage pour le départ de l’iron man.

Mon frère et moi accompagnons papa jusque sur le sable pour le rassurer mais il a l’air plutôt confiant et impatient.

Avant d’aller me préparer, je m’assure qu’il sort bien de l’eau et qu’il est paré pour la suite.

Rassurée pour mon papou qui file le sourire aux lèvres, j’installe mes affaires dans le parc à vélo.

Quelques minutes plus tard, les pieds dans le sable, je suis prête : physiquement (merci Marie Pirotais pour la combi !) et mentalement… avant qu’un organisateur sorte une énorme méduse de l’eau. Je m’échaufferai donc… sous la douche de la plage !

Départ 10h pour les hommes, 5 minutes après pour nous.

C’est parti ! Je me sens bien, je double et aucune méduse en vue, tout va bien. Je sors confiante de l’eau pour attaquer la longue transition à travers la ville.

Je m’élance ensuite sur la partie vélo avec sous les yeux les difficultés du parcours que papa m’a préparé. Je m’aperçois rapidement que les indications ne correspondent pas, le parcours a changé : 1000m de dénivelé positif avec une côte à 20% ! Debout sur les pédales, j’enchaine les petits murs qui se trouvent sur mon chemin, c’est dur ! Les jambes brulent et la tête pense déjà aux 21km de course à pied.

85km au compteur, après un savant calcul, je pense qu’il n’en reste que 5. Erreur !

90km, le parc à vélo n’est toujours pas en vue même au bout de cette immense ligne droite !

92km, les jambes ne suivent plus, la tête non plus. Je n’arrive plus à m’assoir sur ma selle. Si près du but, je songe à balancer mon vélo par terre…

Finalement, un signaleur m’indique la dernière bifurcation avant le parc, OUF !

Je prends mon temps dans la transition avant d’attaquer la course à pied : les jambes sont dures !

Je croise Christophe en route vers le parc à vélo du CD, il m’encourage et récolte mes impressions du moment, ça me donne des ailes ! Contrairement au RedBull que je boirai quelques km plus tard qui, lui, me donnera plutôt envie de vomir.

Les 10 premiers km sont passés mais mes 4 bidons d’eau et mes 2 pom’potes sur le parcours vélo ne me permettent pas de continuer à courir, je ne marche même plus droit et il me reste plus de la moitié à parcourir. Une pâte de fruit et c’est reparti !

Malheureusement la satisfaction est de courte durée : des ampoules vont ensuite m’obliger à marcher de temps en temps.

Un peu plus tard, alors qu’il me reste 1km, je croise papa qui lui attaque. Je sais maintenant que mon pari est gagné. Plus de souffrance, plus d’ampoules, je m’envole vers la ligne d’arrivée.

Je suis loin d’être première et mon temps n’est peut-être pas terrible mais j’ai fini et c’est l’essentiel ! Mémoire sélective oblige, je ne me rappelle que du plaisir de l’avoir fait, alors sait-on jamais, pourquoi pas un autre défi l’année prochaine ?

Merci à mon papou pour ce si beau partage, à mon frère pour sa présence et ses encouragements, ainsi qu’à ma maman et ma sœur qui nous ont suivis et soutenus même de loin.

Merci à la famille Fauchère qui a suivi toute notre préparation et nos angoisses et qui a su nous encourager et nous rassurer jusqu’au jour J.

Merci à tous pour vos messages.

Et bien sûr, merci à Antonin qui m’a soutenue jusqu’au bout.

Marion Marmorat.

7 réflexions au sujet de « Triatlhon de St Jean de Luz 2012 »

  1. Matthieu

    Bravo Marion! Tu l’as fait, au bout de toi même et l’essentiel est là.
    Je te tire mon chapeau d’avoir relevé le défi.

    Si je comprends bien, ton père à fait l’ironman, lui?

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  2. PRESIDENT

    J’ai vu Marion débuter toute petite dans un triathlon avenir à la Ramée, alors ça met un coup de la voir sur du Half. Elle démontre une tenacité qui prouve sa force de caractère. Bon messieurs , à vous de jouer maitenant.
    Bravo Marion et respect

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  3. Marie

    Avoir des objectifs, se lancer des défis et aller les chercher… Bravo Marion, c’est bon pour la confiance, alors prends appui dessus et tu iras loin. Vivement la saison prochaine ! Prends soin de toi, à bientôt.

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