Cherche psy désespérément…

Apparemment traumatisé par le mauvais temps sur le triathlon de Tarbes ce week-end, Didier M. nous livre ici sa vision de l’avant course. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et lui interdisons toute sortie non ensoleillée ….

Il est 5 heures, Paris s’éveille (c’est une chanson que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre) et Plaisance aussi. Bonne nouvelle, la météo, pour une fois, ne s’est pas trompée. Mauvaise nouvelle : il pleut.

6 heures du mat’, j’ai des frissons (autre chanson…) et nous prenons la route. Tiens Riri a pris son oreiller, je vais devoir conduire !…

Pendant presque 2 heures, grande représentation du ballet, pardon, des balais … d’essuie-glaces.

8 heures, le lac de Bazet se profile. Le commandant de bord nous annonce que la température extérieure est de 9°C. Dehors, c’est un vrai déluge. Derrière un rideau d’eau, on aperçoit un parc à vélo détrempé, gadoueux à souhait … Des conditions à ne pas mettre une grenouille-triathlète dehors.

Malgré tout, ils sont venus, ils sont tous là (encore une chanson) : Laura, Leila, Thomas, Antonin, Charly, Frédéric, Hervé et Jérémy ainsi que toute la logistique et les supporters. À cet instant, j’ai une pensée émue pour vous, qui avez dû vous résoudre à déclarer forfait pour vous entraîner … bien au chaud sous la couette !

Le départ est retardé en raison de problèmes électriques (quelle surprise !). Nous avons un peu de temps supplémentaire pour nous préparer … et comme toujours dans ces circonstances tout se précipite. Le parc à vélo va fermer et les papys (Fred, Hervé et moi) sont toujours à la voiture en train d’enfiler leur « double peau ». Soudain, je réalise un magnifique geste technique : une « Antonin Gajan » … j’ai oublié quelque chose d’important à la maison : mon sac de natation avec, entre autre, mes lunettes !

Une seule solution : mon sac bric-à-brac ! Une chambre à air, du scotch, un rouleau de pq, …, deux paires de lunettes : bonne pioche !

Vide-vite ! le parc à vélo ! J’ai choisi l’option claquettes pour m’y rendre : mauvais choix !

Je pose le vélo en vrac et me précipite vers le briefing pour … ne pas l’écouter et me jeter à l’eau.

Mais en courant sur le tapis, je réalise un deuxième geste technique : une glissade sur une partie plastifiée suivie d’un double saut périlleux pas totalement maitrisé, avec atterrissage brutal sur mon auguste postérieur !

J’enfile mes vielles lunettes de natation et … patatras ! Je casse les élastiques. Je retourne à toute vitesse au parc pour récupérer ma deuxième paire en évitant de peu une nouvelle figure acrobatique.

J’ai renoncé depuis longtemps à porter ces lunettes qui n’épousent que de manière aléatoire les courbes de mon harmonieux minois. Il va falloir se résoudre à nager en aveugle, en prenant garde à la canne blanche et en évitant de noyer le chien !…

Pas le temps de tergiverser, je suis appelé au départ. Je vais m’élancer dans ce contre la montre avec 3 équipiers du STP : Leila, Frédéric et … Speedy-Jérémy.

Je prends tout de suite la vague de Jérem’ mais ne tarde pas à le dépasser. Je glisse sur l’eau sans forcer, j’enrhume tous les autres participants. Soudain miracle (nous sommes près de Lourdes), je cours sur l’eau pour aller chercher la deuxième bouée …

« Départ dans 15 secondes ! »

Le chronométreur vient de me réveiller et me ramène à la dure réalité. Je prends effectivement la vague de Jérémy … dans la figure !

Le reste de la course sera anecdotique.

Comme le dit mon fils JB, qui avec dérision, élève le triathlon au rang des passe-temps comme les fléchettes ou la belote : « cette occupation n’a d’intérêt que dans des conditions dantesques ! »

Faute de soleil, c’est le STP qui a encore brillé !

La victoire est pour Jérémy (en attendant que je cours sur l’eau) et les lauriers pour tous les autres.

Il faut décerner une mention spéciale à nos 3 « drôles de dames » :

Marion s’est luxé un gros orteil en sortant de l’eau et a testé l’expression : « se prendre les pieds dans le tapis ». Elle termine courageusement le parcours de course à pied avant que le médecin de la course ne réduise la luxation.

Leila et Laura ont été admirables de persévérance. Elles ont franchi avec bravoure tous les obstacles de cette course épique !

Le résultat est à la hauteur de leur investissement : une magnifique deuxième place derrière les intouchables « tridouziènes » mais loin devant les expérimentées « Ours(es) du Comminge ».

La qualif pour la Coupe de France est dans la poche ! Bravo les filles !

Didier MARMORAT

3 réflexions au sujet de « Cherche psy désespérément… »

  1. PRESIDENT STP

    Bravo pour ce récit plein de subtilité et de bonne humeur. Les vieux auront reconnu les chansons. Un grand bravo à tous car il fallait une belle tenacité pour aller au bout.
    Chapeau les filles vous avez gagné votre coupe de France.
    Bravo Jérémy car d’après mes calculs tu as « doublé » tes adversaires grâce à la course à pied.
    Bravo à tous les valeureux guerriers du STP qui « mouillent le maillot ».

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  2. Benoit.

    Énorme le compte rendu de Didier
    Bravo à tous, le STP est toujours de sortie même dans les pires conditions.
    Belle perf d’Antonin c’est bon pour retrouver le moral…….

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  3. Marie

    Le « chantons sous la pluie » était de mise ou pas ?!! C’est bon de lire cette aventure, ça m’étonnerait que les joueurs de belote puissent rivaliser…! Il y a des courses qui nous marquent, je crois bien que celle-ci valait le coup d’être vécue et qu’elle va vous coller à la peau, sorte de référence où la volonté et le mental se sont ancrés en vous. Bravo à vous tous avec un appui plus soutenu pour Marion, Leila et Laura, la qualif est belle !!

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