Relais des Coteaux 2010

Radio cross sur bitume cette semaine puisqu’en parallèle du cross de Muret en forêt de Brioudes, se déroulait le désormais célèbre relais des coteaux.

N’ayant pas fait le déplacement à Muret, je ne relaterai pas les exploits de nos représentants (si j’en ai oublié qu’ils me corrigent):

  • Laurent R en vétéran,
  • Eloïse en poussines,
  • Grégoire en Ecole d’Athlétisme.

Comme d’habitude nos jeunes et moins jeunes ont fait de très belles courses sur ce cross avec des victoires à la clé pour Eloïse et Grégoire et une belle 4ième place pour Laurent qui échoue donc au pied du podium.

J’espère que nous aurons leurs récits bientôt disponibles sur le site!

Pendant ce temps, dans les coteaux forts pentus et souvent ventés, l’armada du Sud Triathlon Performance fourbissait ses armes pour en découdre avec une foule impressionnante de relayeurs et de marathoniens. En cette année record en terme de participants (246 équipes relais et 96 marathoniens), 2 représentants du Sud Tri Perf (Sylvain et Thierry) s’alignaient sur le marathon et 3 équipes étaient au départ du relais. Avant de m’enthousiasmer une fois encore sur l’esprit d’équipe et les exploits de nos vaillants coureurs, je vais m’autoriser une parenthèse exceptionnellement négative pour souligner la grande déception de n’aligner que 3 équipes alors que depuis la création du club, nous avions toujours réussi à inscrire plus d’équipes d’année en année (5 équipes l’an dernier). Fabienne, Fred et Claude étaient prêts à former une équipe supplémentaire mais entre les blessés (forcément excusés à qui je souhaite un bon rétablissement), les «j’ai-pas-envie», les «maman-va-pas-être-contente» ou autre «j’ai-piscine-le-dimanche», on n’a pas trouvé de quoi faire une ou deux équipes de plus. Pour se faire pardonner, je propose qu’on participe massivement au relais de l’Hers qui a généralement lieu en février (équipes de 3 sur 5 km) en espérant qu’une équipe digne de la D2 vienne s’aligner au départ. Le triathlon est un sport individuel mais notre club a une âme grâce à l’esprit collectif qui l’anime. Le sourire et la joie de tous nos représentants sur les relais et le marathon en témoignaient encore à l’arrivée ce dimanche.

Après cet aparté  bougon, place à l’euphorie et à la belle aventure avec nos 3 équipes au départ:

1- « STP – les lièvres « : 1. Nico, 2. Loïc, 3. Charlie, 4. Stéphane, 5. Jérôme
2- « STP – les tortues »: 1. Olivier, 2. Florian, 3. Hervé, 4. Valérie, 5. Edern
3- « STP – les lapinous »: 1. Damien, 2. Thomas, 3. Valentin, 4. Arnaud 5. Etienne

Au milieu d’une foule plus dense que jamais, le premier exploit de la journée a consisté à regrouper les 3 équipes avant que le départ ne soit donné. Premier objectif atteint pour les relayeurs pendant que Thierry, en plein échauffement pour son marathon, se retrouve nez à nez avec les 90 marathoniens qui ont déjà pris le départ. Pour Thierry qui doit faire un sprint pour repartir de la ligne de départ, le marathon des coteaux a fait 2 à 300 m de plus que la distance règlementaire! Quand on part pour 3h30 de montées/descentes incessantes, on n’est pas à 300 m près diront les baroudeurs… A l’arrivée, Thierry tient son objectif de 3h30 avec brio tandis que Sylvain, malgré 10 derniers kilomètres difficiles réalise un temps impressionnant sur un tel parcours: 3h11! Les connaisseurs apprécieront. Dire qu’il est en retraite sportive…

Pour nos trois équipes, les objectifs forcément ambitieux sont les suivants: 2h45 pour les lièvres, 3h pour les lapinous et 3h15 pour les tortues. Les entrainements commençant à peine à s’orienter sur la VMA, l’objectif principal n’est bien sûr pas chronométrique mais de courir ensemble pour entretenir la forme et l’esprit d’équipe. Tous nos représentants vous confirmeront que ce dernier objectif a été atteint.

Après le départ des marathoniens, les 3 premiers relayeurs s’échauffent comme ils peuvent au milieu de 246 coureurs entassés autour de la ligne de départ. Les organisateurs toujours au top arrivent malgré tout à tenir les délais et c’est à 9h que le départ est donné. Nicolas fait valoir son expérience en évitant un inutile sprint au démarrage tandis que Damien et Olivier se placent. Accompagnant les trois, le «traitre» Pascal, sous les couleurs de sa société, reste à l’affut pour tenter de cueillir Damien et Olivier. Les années passent mais le parcours ne change pas et Nicolas qui avait déjà pleinement profité de ce relais l’an dernier dose son effort afin d’arriver moins carbonisé que l’an dernier en bas de la dernière côte. Pour Damien et Olivier, c’est la découverte et ils ne vont pas être déçus. Pascal toujours en embuscade fera jouer son expérience pour déposer les deux bizuths! Après plus de 10 km et des côtes à vous scier les gambettes, Nicolas déboule en deuxième position à l’arrivée tandis que Damien et Olivier se battent encore avec la dernière côte. A l’arrivée, le trou est fait entre les lièvres et les autres. Pascal atteint son objectif en s’intercalant entre Nico et Damien (plutôt plus près de Damien que Nico!). Prime à la fraicheur pour Damien qui distance Olivier encore au rythme des ti’punchs et des cocotiers…

Quand on démarre son relais en deuxième position au général devant une meute de coureurs affûtés qui ne demandent qu’à vous croquer, la pression est énorme. Bien qu’il en faille plus à Loïc pour faire monter son stress, notre grand calme va quand même prendre un coup de chaud en voyant passer les fusées qui visent la victoire finale. Après un beau relais, Loïc n’a perdu que 4 places, c’est excellent compte-tenu du niveau à l’avant de la course. Thomas pour les lapinous et Florian pour les tortues auront moins de pression mais en plein dans le peloton, ils auront l’occasion de doubler et se faire doubler tout au long du parcours. Pour l’un comme pour l’autre, le temps à l’arrivée est conforme à ce qu’on observe à l’entraînement. Bonne nouvelle pour Thomas, il se gère mieux en course qu’autour du stade où sa fougue lui joue souvent des tours.

En parlant de fougue, Charlie nous surprendra toujours. Est-ce le traitement anti-douleur suite à son opération des dents de sagesse ou la préparation mentale made in Cathie et Jean-Louis ou encore la sixième place à défendre? On ne saura peut-être jamais mais à près de 20 km/h, Charlie ne cours pas, il vole. Le problème, c’est qu’après deux semaines de coupure, on ne vole pas très loin et dès la première grosse montée, l’atterrissage est difficile. C’est un Charlie en miette qui escalade à l’énergie la première côte. La suite sera meilleure mais ce léger mieux ne compensera pas le coup de pompe initial. La prochaine fois, il faudra gérer l’avant course et la course autrement. C’est le métier qui rentre! Derrière, Valentin et Hervé vont nous épater en réalisant des temps canons. Si Hervé, qui connait visiblement mal Fourquevaux, ne s’était perdu au départ, il aurait probablement réalisé un temps proche de celui de Charlie. Les jeunes n’ont qu’à bien se tenir. Pour Valentin, les meilleurs spécialistes (une équipe du CNRS serait sur le coup) refont les calculs en se demandant comment il a pu aller aussi vite en s’entrainant aussi peu!!!

Place au boulet de l’équipe des lièvres qui va tenter de ne pas trop plomber la moyenne. Après un départ canon, à la Charlie l’expérience en plus, votre serviteur va gérer tant bien que mal pour ne perdre que 3 places pour passer le relais à Jérôme en 16ième position, le top 15 reste jouable. Arnaud, néophyte sur une telle distance et un tel dénivelé, s’élance avec une confortable avance sur Valérie qui connait le coin comme sa poche. Le néophyte va plutôt bien s’en sortir et la baroudeuse va être tellement rapide qu’Edern va la louper au départ de son relais. On pensait que l’aventure de nos jeunes l’an dernier avait servi de leçon, et bien nom, Edern et Valérie nous font une Valentin/Bastien.

Pour finir, Jérôme, Etienne et Edern finissent le travail entamé par leurs partenaires. A la lecture des résultats, on peut dire qu’ils ont bien achevé le travail. Jérôme, dernier relayeur comme l’an dernier, va reprendre quelques places pour réinstaller les lièvres dans le top 15 (14ième à l’arrivée), Etienne va faire un temps digne d’un triathlète (quand est-ce qu’il nous rejoint?) et Edern ne traine pas en chemin. Trois superbes temps pour clore la matinée et des temps à l’arrivée presque en ligne avec les objectifs (3 à 5 minutes de plus sur 3 heures) que demander de mieux.

En conclusion, nous n’avons pas reproduit la fable car les tortues ont eu beau partir à point, les lièvres ne se sont pas arrêtés en chemin… Quant aux lapinous, les affubler d’un nom ridicule n’a pas suffit à leur donner la force de croquer du lièvre!

Merci à tous et bravo, rendez-vous est donc fixé pour le relais de l’Hers dès le début d’année prochaine.

Tableaux récapitulatifs par équipe pour les statisticiens…

Les lièvres
Relayeur Temps Distance Moyenne Tps au km Classement
Nicolas 0:36:48 10,15 16,55 0:03:38 2
Loïc 0:34:26 8,36 14,57 0:04:07 21
Charlie 0:32:41 7,41 13,60 0:04:25 44
Stéphane 0:32:12 7,99 14,89 0:04:02 21
Jérome 0:32:53 8,67 15,82 0:03:48 12
2:49:00 42,58 15,12 0:03:58 14/246
Les lapinous
Relayeur Temps Distance Moyenne Tps au km Classement
Damien 0:45:05 10,15 13,51 0:04:27 64
Thomas 0:35:46 8,36 14,02 0:04:17 31
Valentin 0:30:26 7,41 14,61 0:04:06 21
Aranud 0:38:50 7,99 12,35 0:04:52 96
Etienne 0:33:46 8,67 15,41 0:03:54 18
3:03:53 42,58 13,89 0:04:19 27/246
Les tortues
Relayeur Temps Distance Moyenne Tps au km Classement
Olivier 0:48:29 10,15 12,56 0:04:47 123
Florian 0:38:40 8,36 12,97 0:04:38 76
Hervé 0:33:11 7,41 13,40 0:04:29 52
Valérie 0:42:19 7,99 11,33 0:05:18 159
Edern 0:37:47 8,67 13,77 0:04:21 52
3:20:26 42,58 12,75 0:04:42 69/246

PS: Les résultats (places et chronos) sur le site www.cdsmr31.fnsmr.org/.

 

2 réflexions au sujet de « Relais des Coteaux 2010 »

  1. joel

    Merci Stéphane pour tes résumés « radio cross », fort bien écrits et plein d’humour. Un régal. Félicitations au principaux acteurs qui ont fait l’histoire. Le relais des coteaux reste une course très difficile mais très belle. Comme toi j’espère que l’infirmerie STP qui à tendance à afficher complet va se vider rapidement et que nous pourrons les retrouver rapidement sur les compétitions à venir.

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  2. Le traitre

    Le traitre se porte bien, il a bien récupéré.
    Ici à Paris il neige. Impossible de s’entrainer dehors.
    Donc le traitre à tout prévu son hotel est bien équipé donc il s’entraine au chaud. Petite séance d’une heure sur le tapis.
    Toujours près à dammer le pion aux jeunots.

    A samedi.

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